Eddy de Pretto

Date de naissance 2 mai 1993(25 ans)[1]Créteil, Val-de-Marne France
Genre Chanson française, rap électropop, musique électronique[2]
Activité Auteur-compositeur-interprète
Instruments Voix
Années actives Depuis 2016
Site officiel eddydepretto.com

Eddy de Pretto est un auteur-compositeur-interprète et acteur français, né le à Créteil dans le Val-de-Marne.

Il devient la nouvelle révélation française du rap grâce à son titre Kid, issu de l'album Cure. Vite perçu comme le nouveau génie des mots de la chanson française, son style et ses textes ont su séduire et toucher son public. Eddy de Pretto expose dans ses textes de nombreux problèmes de société tels que l'homophobie ou encore ce qu'il appelle la « virilité abusive ».

Biographie

Jeunesse et formation

Eddy de Pretto naît le à Créteil dans le Val-de-Marne,,, où il grandit aux côtés de son père, chauffeur de poids-lourd et fan de football, et de sa mère, technicienne de laboratoire « passionnée de culture », et d'ascendance réunionnaise.

Sa ville natale à laquelle fait référence sa chanson Beaulieue et à laquelle il doit beaucoup, lui a donné « une certaine rage, une envie de me dépasser. Il y a un peu ce truc de carcan en banlieue, qu'on le veuille ou non : on nous dit qu'on est en marge, qu'on va arriver à rien, qu'on va mal finir. Moi j'avais des rêves plein la tête et une petite voix me disait que j'allais y arriver. L'envie de m'en sortir m'a aidé à y parvenir », raconte-t-il dans une interview.

À l'âge de douze ans, il commence à prendre des cours de théâtre, de chant, de technique vocale et de piano : « Je prenais la télécommande pour faire un micro et je tournais l'halogène pour faire la lumière. Du coup ma mère m'a proposé de prendre des cours de théâtre vu que je n'excellais pas au sport ». Il poursuit sa formation à l'Institut supérieur des arts de la scène (ECM-ISAS), à Paris.

Débuts (2010-2017)

Eddy de Pretto fait ses premiers pas d'acteur en commençant par la publicité télévisée, notamment dans le rôle du jeune Jules César pour CanalSat en ,, avant de débuter dans le monde théâtral et celui du cinéma : il joue dans les courts métrages Königsberg de Philipp Mayrhofer en 2012 et Vivre sa vie de Paul D. Meyer en 2013, et fait aussi une apparition dans le long métrage Paulette (2013) de Jérôme Enrico.

Entre 18 et 19 ans, il commence à écrire ses chansons. Il chante pour la première fois I Believe I Can Fly de R. Kelly devant le public de la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) de son quartier : « J'étais tout frêle, [?] tellement stressé parce qu'il y avait beaucoup de rap et je n'étais pas du tout dans ces codes-là », raconte-t-il dans une interview.

Il participe au Printemps de Bourges, dont il remporte le prix des Inouïs, et à Bars en Trans, et est lauréat des inRocKs Lab 2016. Il se joint également en octobre 2017 au Festival Off Off Off des Nuits de Champagne à Troyes.

Kid et Cure (depuis 2017)

Il sort son premier EP, intitulé Kid, le . Pour les lives de son EP, il lance les morceaux depuis son iPhone relié à un câble, il n'a pas de musicien excepté un batteur lors de ses concerts.

Début , sur la scène de l'émission de télévision Taratata, il chante Comme un boomerang en duo avec Julien Doré, chanson de Serge Gainsbourg jadis interprétée par Dani et Étienne Daho en 2001.

À la mi-, il lance Random, la première chanson de son futur premier album Cure, évoquant ses peines de cœur.

Aux côtés de Gaël Faye et Fishbach, il est nommé dans la catégorie « Révélation scène de l'année » à la 33e cérémonie des Victoires de la musique qui se déroule le ,, : Gaël Faye en est le vainqueur.

Mi-, il présente son titre Ego sur « une instrumentale épurée et mécanique » et à propos duquel l'interprète s'explique : « Je pose l'éventualité de devenir dingue à cause de la vitesse à laquelle va le projet. À force d'entendre des éloges, le « trop de soi » implose et c'est le risque que j'expose ici. La peur simple de tomber dans le fanatisme de soi-même par les réseaux sociaux, les mots d'amour et tout autre signe qui flatte et qui crée ce monstre d'ego. »

Le , il sort son premier album Cure, disponible en CD, vinyle et en version dématérialisée. En même temps se révèle le clip de Normal, abordant stéréotypes sur l'identité sexuelle, peur d'autrui et homophobie : « Une colère vis-à-vis de gens qui m'attaquaient parce qu'ils n'aimaient pas la personne que je pouvais représenter », explique-t-il dans le magazine Têtu. Le clip est tourné au centre des YMCA, rue de Trévise à Paris dans la plus vieille salle de basket-ball au monde[réf. nécessaire]. Une semaine après sa sortie, le disque se classe numéro un des meilleures ventes d'albums, avec 13 500 exemplaires et « déloge » Grand Corps Malade au Top albums France Fnac. L'album est certifié en France disque de platine.

Eddy de Pretto sort une réédition de son premier album le , intitulée Culte. Elle contient quatre nouveaux titres, Comme ça, Grave, Sensible et Risque de toi. Le chanteur annonce au mois d'octobre de la même année une dizaine de dates à l'Élysée Montmartre.

Vie privée

Comme il l'évoque dans quelques unes de ses chansons, Eddy de Pretto ne cache pas son homosexualité : « Je ne suis pas militant. Je n'ai pas envie d'être un porte-drapeau. J'ai juste envie de raconter ma vie, ma réalité », ajoute-t-il dans une interview. Il se définit alors comme un artiste « non-genre ».

Dans l'émission Taratata diffusée le , il explique que dans son titre Kid, il cherche à interroger la masculinité et l'hyper-virilité qui ont constitué une part de son éducation. Lorsque Nagui lui demande s'il parle d'homosexualité dans ses chansons, il répond que ce n'était aucunement son but. À ce sujet, le chanteur déclare aux Inrockuptibles : « J'essaie de parler de mon histoire personnelle et de la normaliser le plus possible. Et pas la mettre en avant pour dire que je suis le premier pédé qui lie le rap et la chanson française. »

Environnement musical

La musique d'Eddy de Pretto s'inscrit à la fois dans le hip-hop et la variété française. Pour Libération, son style est au « mitan de la chanson « traditionnelle » (Charles Aznavour, Jean Guidoni, Pierre Lapointe?) et du hip-hop générationnel ». Le journal loue le style « âpre et emphatique » et le compare à « celui d'un Stromae lisant fébrilement Édouard Louis, la nuit, sous les draps, à la lampe torche ».

Discographie

  • 2018 : Cure (album)
  • 2018 : Culte (réédition augmentée de Cure)

Filmographie

Films
  • 2013 : Paulette, de Jérôme Enrico : le jeune blanc acheteur
  • 2014 : Rien pour Pehuajo, de Nelly Fantoni : la femme en vert (vidéo)
Courts-métrages
  • 2012 : Königsberg, de Philipp Mayrhofer : Antoine
  • 2013 : Vivre sa vie, de Paul D. Meyer : Alex

Distinctions

Récompenses

  • Printemps de Bourges 2017 : Prix du Printemps de Bourges
  • Out d'or de la création artistique en 2018, remis par l'Association des journalistes LGBT, parce qu'il « déconstruit les modèles de masculinités oppressives ».

Nomination

  • NRJ Music Awards 2018 :
    • Révélation francophone de l'année
    • Chanson francophone de l'année pour Kid
  • Victoires de la musique 2018 : « Révélation scène de l'année »

Notes et références

Liens externes

  • Ressources relatives à la musique : AllMusic ? BBC Music ? Discogs ? Genius ? MusicBrainz ? Taratata
  • Site officiel
  • Eddy de Pretto sur Discogs
  • Eddy de Pretto sur Unifrance
  • (en) Eddy de Pretto sur l’Internet Movie Database
Source : Wikipedia

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